Vision, principes et engagements pour un écosystème durable
autour
des savoir-faire brassicoles.
La France, et plus largement l'Europe, est une terre de savoir-faire. Particulièrement dans le monde de la bière, et ce depuis des millénaires. Certes, cette boisson n'a pas toujours pris la forme qu'on lui connaît aujourd'hui, ni réuni l'ensemble des expertises nécessaires à sa réalisation. Néanmoins, son essence s'est transmise à travers le temps, portée par les mains, les palais et les convictions de celles et ceux qui ont cru en sa valeur.
Jamais cette mousse n'a été autant d'actualité. Combien de brasseries pouvons-nous compter dans un périmètre de trente-trois kilomètres ? Suffisamment pour fournir la demande, qui, plus que jamais, souffre de la concurrence et du déclin de nos lieux de rendez-vous sociaux : les cafés et les bars. Il y a une certaine logique dans tout cela. Le trop tue le trop, et nos modes de consommation changent.
Pendant bien longtemps, l'eau n'était pas potable et il était préférable de boire une boisson fermentée. Et par la même occasion, de créer du lien et de sociabiliser, autour d'une mousse. Aujourd'hui, ce qui est recherché est la qualité, car les acteurs présents, obligés de s'adapter, se livrent une guerre sans merci.
Mais ne pouvons-nous pas en conclure que cette mousse est notre avantage comparatif ? Sachant que le monde est devenu un marché et que, plus que jamais, le lien est nécessaire.
Réfléchissons un instant. La bière, c'est principalement de l'eau et un contenant, souvent lourd et volumineux. Le produit en lui-même est difficilement exportable. Il nous reste le savoir-faire, et j'entends par là, la recette, le geste, le rituel. Néanmoins, sachant l'investissement initial, le graal des nouveaux marchés semble compromis. Le risque est important ; cela cause une saturation de nos marchés, sans possibilité de pérenniser l'activité.
Rien qu'en France, pas moins de deux cents brasseries ferment leurs portes chaque année. Non pas par manque de qualité, bien que nous ne puissions jamais le vérifier, mais par l'impossibilité de rencontrer leur marché. C'est regrettable. La substance même du mal de la compétition, alors même que l'émulation, cette compétition positive, est trop souvent oubliée.
Cela a pour effet de laisser la mainmise du marché aux mastodontes de la bière, qui se gavent de produits standardisés dépourvus d'âme. Si nous prenons la métaphore de notre système solaire, il lui a fallu quelques millions d'années pour se structurer, soit deux mois rapportés à la vie d'un homme, pour que le soleil capte pas moins de quatre-vingt-quinze pour cent de sa masse totale. Sur ce phénomène cosmique, nous ne pouvons rien changer. Ce n'est pas le cas de cette boisson que certains qualifient de lubrifiant social.
Alors même que cette industrie brasse des milliards, elle étouffe les petits avec malice, par les contrats brasseurs imposés aux bars, voire, dans certaines conditions, par des monopoles de fait. Car une fois la machine établie, l'argent coule à flot.
Il faut libérer la pression. Ouvrir les robinets de la coopération pour faire rayonner cette constellation qui est un avantage comparatif et représentatif de la diversité créative d'un ensemble de corps de métiers et de secteurs variés. Cette mousse doit redevenir ce lien social de toutes les strates et ruisseler pour tous. Sans producteurs, pas de consommateurs, et vice versa.
Maintenant que nous avons verticalisé ce métier, il faut regarder à l'horizon. Par-delà les océans et les montagnes. Trouver ensemble une solution coopérative pour amener cette mousse et son pouvoir, non sans lois, au plus près des citoyens du monde, désireux de se réunir autour d'un rituel qui insuffle la fraternité et la modération. Une quête jonchée d'obstacles posés par l'humain et le monde moderne compétitif. Prenons néanmoins ce libéralisme comme atout. Entreprenons cette aventure humaine.
La présente Constitution est établie pour une période symbolique de sept ans, commençant en 2026 et s'achevant en 2033.
La vision de ce projet est de développer un écosystème durable autour des savoir-faire brassicoles et de leur exportation à l'international.
Notre mission est de créer un environnement favorable à l'émulation autour d'une mousse.
La gouvernance du projet sera assurée par un comité de pilotage composé de représentants des parties prenantes clés. Les décisions majeures seront prises de manière collaborative.
La présente Constitution est un document directeur qui expose la vision et les engagements partagés pour le succès du projet « Autour d'une Mousse ».
Depuis la lumière à la matière, jusqu'à l'être.
Le cycle de la création.
Vers un objectif plus noble,
Qui lie dans l'harmonie.
L'équilibre. Le juste milieu.
Autour de ce qui compte, au bon moment.
L'art de relier les contes et les histoires,
L'espace d'un temps.
Universelle et de fines bulles.
Le quaternaire rencontre les sens.
Le trinitaire, l'essence de l'esprit.